Dans l’imaginaire dystopique et lyrique de la série Siècle XXX, Le Désert des Flamants saisit un instant situé mille ans après le départ de l’humanité. L’espèce, attirée par l’immensité obscure du cosmos, erre désormais entre des mondes aux soleils multiples et aux cieux irrespirables, en quête d’un nouveau refuge.
Sous une voûte céleste impossible, où deux lunes jumelles cohabitent avec un soleil ardent, la statue d’Aphrodite demeure debout. Ses traits, adoucis par des siècles de vent, de cendre et de radiation, évoquent à la fois la fragilité et la grandeur d’une civilisation perdue. Ce n’est pas seulement une sculpture ; c’est une archive muette, un écho pétrifié de l’humanité et de ses symboles. À ses côtés, un flamant muté l’enlace comme l’amour perdu des êtres humains. Sa seule présence parle d’adaptations impossibles : ailes tannées pour voler sous des cieux toxiques, résistance à des climats extrêmes, instinct pour trouver la vie dans les déserts radioactifs. Ces oiseaux ne représentent pas la nostalgie, mais la continuité ; ils sont l’affirmation que la vie, sous ses formes les plus inattendues, ne cède jamais.
La scène propose un dialogue entre ce qui fut et ce qui demeure. Dans ce territoire où mythe et mémoire se confondent, la figure humaine ne survit qu’en pierre, tandis que la nature revendique le rôle principal dans la survie des espèces.
THE DESERT OF THE FLAMINGOS
In the dystopian and lyrical imagination of the Century XXX series, The Desert of Flamingos captures a moment a thousand years after the departure of humanity. The species, drawn to the dark immensity of the cosmos, now wanders between worlds with multiple suns and unbreathable skies, in search of a new refuge.
Under an impossible celestial vault, where twin moons coexist with a blazing sun, the statue of Aphrodite remains standing. Its features, softened by centuries of wind, ash, and radiation, evoke both the fragility and grandeur of a lost civilization. It is not just a sculpture; it is a silent archive, a petrified echo of humanity and its symbols. At its side, a mutated flamingo embraces it like the lost love of human beings. Its mere presence speaks of impossible adaptations: wings tanned to fly under toxic skies, resistance to extreme climates, an instinct to find life in radioactive deserts. These birds do not represent nostalgia, but continuity; they are an affirmation that life, in its most unexpected forms, never gives up.
The scene offers a dialogue between what was and what remains. In this territory where myth and memory merge, the human figure survives only in stone, while nature claims the leading role in the survival of species.